Actifs cosmétiques, feu d'artifice sans artifices pour la peau et le bien-être

Le renouvellement de la peau, point de départ des soins

Peu importe dans quel objectif vous utilisez votre soin cosmétique sur la peau ; avant de vous intéresser aux actifs, au sens que vous l'entendez, Cœur Obsolète vous conseille et vous invite à lire, si ce n'est pas déjà fait, les articles Comment hydrater la peau, crème hydratante, cosmétiques, vrais ou faux ? ainsi que L'anti-âge à tout âge, contrôle naturel du vieillissement cutanée à votre portée, puisqu'ils vous permettront de comprendre le fonctionnement de la peau. Il est en effet difficile de choisir des actifs adéquates à vos besoins sans avoir au-préalable un minimum de connaissances sur ce qui se passe en vous. Demander conseil ou lire des informations ou expériences des autres peut s'avérer dangereux si on se restreint uniquement aux fonctions d'un produit sans connaître un minimum les mécanismes de la surface, qui accueillera le produit et d'autant plus s'il est question d'une surface vivante.

Le point de départ concernant les actifs est de comprendre ; comment se renouvelle la peau ?

Vous devez vous munir de patience d'environ au minimum 3 semaines pour une peau jeune et environ 8 semaines pour des peaux plus matures, on retient une moyenne entre 21 à 28 jours et 14 pour le cuir chevelu.

Et la peau c'est :

"Le stratum corneum est une couche de faible épaisseur (10 à 20 microns) mais très importante dans le maintien de l’homéostasie cutanée et dans la régulation des échanges thermiques et hydriques avec l’extérieur : il est réalisé par la différentiation terminale des kératinocytes de l’épiderme et constitue littéralement un mur peu perméable à la pénétration des substances actives. Il est schématiquement constitué de briques qui sont les protéines issues de la différenciation terminale des kératinocytes comme l’involucrine, la loricrine, la filaggrine. Entre ces briques est disposé un ciment lipidique complexe, les céramides."  (source EDEF

L'action d'un actif cosmétique, une histoire de poids moléculaire

Commençons donc par le début et première information à retenir, me semblant prioritaire, c'est la définition d'un actif cosmétique. Pour commencer :

« un ou plusieurs principes actifs : substances actives qui assurent l'efficacité du produit. Le terme principe actif est couramment utilisé même si l'expression principe actif est normalement réservée aux médicaments. »

! encore une ambiguité ! Ce n'est pas grave vous commencez à vous habituer aux confusions du language cosmétiques hihihi

 

C'est le poids moléculaire, qui va déterminer la capacité, d'un actif à pénétrer la couche cornée. Plus ce poids est élevé, plus la molécule est grosse (macro particule / molécule) et moins cette dernière à de chances de pénétrer les couches superficielles de votre couche cornée. Pas plus non non non ! En tous cas pas dans le domaines cosmétique.

Il y a biensure des molécules aux propriétés physico-chimiques, qui savent s’immiscer dans les couches profondes de la peau comme une pommade contre les douleurs musculaires maisssss bim boum bada boum ça devient un médicament ! Pire encore des molécule chimiques de produits conventionnel utilisées dans des produits d'usage quotidien (lessives, teintures ... parmi tant d'autres) pouvant s’immiscer dans l'organisme mais restons sur la cosmétique.

La problématique des actifs est que leur action est particulièrement mal connue et/ou comprise par le grand publique, surestimée, idéalisée, mal utilisée et leurs effets sur-valorisés par les industriels de la cosmétique.

De plus ils sont perçus d'une manière trop séléctive car quand, il est question d'actifs en cosmétique voici ce qui, pour le grand nombre d'entre vous, vous vient à l'esprit :

ActifsActif2 Mais aussi le rêve :

Actifs3

Même si effectivement, ce sont des actifs, que la liste est longue et longue et de jour en jour encore plus longuuueee, les laboratoires travaillent pour, il est indispensable de considérer certains aspects de ces actifs et autres dont vous n'avez, pour beaucoup d'entre vous, pas connaissance.

 

A cet instant même, j'entends votre pensée :

« Pas connaissances ?! Pourtant les boutiques spécialisées regorgent d'actifs de toutes sortes ! Même si je ne l'ai ai pas tous testé, je sais tout de même ce qu'est un actif ! »

Ne vous offusquez pas et continuez de lire, vous jugerez les informations après.

  • Pour les novices, l'information paraît digne d’intérêt, j'imagine, que vous allez poursuivre la lecture avec beaucoup d'attention.
  • Pour les habitué(e) des tambouilles maisons et achats sur mesure afin de répondre aux besoin de la peau par des recettes home made, je sens une curiosité mais déjà avec un léger détachement puisque vous commencez à avoir l'habitude de vos produits fars mais le doute existe et pique votre curiosité.
  • Pour les expert(e)s, de la cosmétique maison, l'information risque d'être amère et peut-t-être même indigeste puisque vous êtres déjà formaté(e)s et persuadé(e)s, que c'est la meilleure manière de préparer vos cosmétiques naturels.
  • Enfin pour les plus avisé(e)s et passionn(e) de la Slow Cosmétique, Cœur Obsolète semblera probablement honnête avec des informations dignes de la cosmétique naturelle autrement dit Artisanale, une particularité ayant toute son importance mais dont l'impact commercial surfant sur la vague du dit « naturel », a perdu en route dans la nature.

Transporteurs far d'actifs sur le banc des suspects cosmétiques escrocs, action discutable :

Quoi de mieux pour comprendre les ambiguïtés de l'action d'un produits et d'un argumentaire commercial, que de se pencher sur les actions ventées d'une invention révolutionnaire de l'industrie cosmétique conventionnelle : les liposomes.

Avant d'avancer dans la lecture prenez le temps de lire ce qui fait grimper le prix et illumine vos rêves ici.

La simplicité délaissée par les grands laboratoires puisqu'il faut bien inventer, une machine bien huilée propre à l'humain ; pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, a donné une place importante à la recherche et l'utilisation de procédés coûteux, n'ayant tout de même toujours pas résolu le mystère de la peau éternellement jeune. Ce qui dans le cadre cosmétique revient à se demander si le prix comprend l'efficacité espérée et promise ou l'illusion dont le rêve de beauté éternelle fascine sans limites.

Finalement nous pouvons trouver quelques points positifs comme l’opportunité de personnel participant à l'invention, la fabrication, la mise sur le marché et la vente de ces produits, d'avoir un emploi. C'est déjà bien !

 

Alors si on délaisse à notre tour, les méthodes compliqués conventionnelles, qui ne nous offrent toujours pas une peau jeune et sans rides et qui utilise des méthodes de fabrication quelque peu douteuses, pouvons nous espérer un cosmétique utile et agréable ?

La réponse, pour ceux qui le pratique déjà est un grand : OUI

Ne soyons pas médisants. La recherche est irremplaçable sans quoi nous ne saurions pas quelle matières utiliser selon les besoins mais quand elle devient surréaliste, hors de prix, inutile pour finir sur l'irrespect de l'environnement sans meilleurs résultats sur la peau, qu'un produit dit de « grand mère », il est claire, que les frontières des dérives se situent exactement à cet endroit.

Mais alors qu'est-ce-qui ferai de quelques matières de bases un produit cosmétique aux caractéristiques prétendues d'une grande marque de cosmétique ? 

Un actif ?

Un véhicule performant pour un actif naturel au cœur de la course Cosmétique Artisanale VS Cosmétiques Conventionnelle

Nous revenons donc de nouveau comme dans le sujet « hydratation » sur le phénomène d'« absorption percutanée », ce qui consiste, pour une molécule, à traverser toutes les couches de la peau pour atteindre les structures sous cutanées (effet local) ou à diffuser jusqu’au derme pour y être résorbée par le système capillaire (mini vaisseaux sanguins dans le derme, ceux qui sont responsables de la couperosée) et atteindre ainsi la circulation générale. » Ça, pour un cosmétique c'est une fois de plus interdit !

Dans le cadre de l’absorption de molécules, il existe 2 autres voies de passage : trans-cellulaire et transannexielle (en particulier pour les molécules ionisées) mais ce n'est qu'une information complémentaire puisque maintenant, que vous avez bien compris la différence entre : un cosmétique et un médicament, vous comprenez bien, que compte tenu du détail de taille, aucun vaisseau sanguine n'est présent dans l'épiderme, votre cosmétique peut agir uniquement sur cette partie. S'il avait la capacité d'agir sur le derme, il atteindrait les capillaires sanguins et donc le système sanguin, rôle d'un médicament. Malheureusement les études ont bien prouvé, que les molècules injectées s'arrêtaient à peine plus profondément ; au niveau de la couche granuleuse de l'épiderme alors quoi que vous fassiez, n'espèrez pas à ce que les actifs pénètrent, de plus est sans injection, plus profondément que «les couches superficielles de l'épiderme » ce qui en réalité signifie « les couches de la couche cornée ». 

 

Aujourd'hui il est question de vous donner un regard honnête sur les capacités des nombreux actifs et vous sensibiliser.

Le composant de la peau étant la kératine, il s'avère, qu'elle est particulièrement résistante aux agents chimiques, sa molécule ne peut être dénaturée, que par l'action d'un agent dénaturant et d'un PH très alcalin : elle est donc très résistante aux agressions chimiques mais par la même occasion aux autres agents même dit bénéfiques = ACTIFS. (source

La peau connaît aussi des perméabilité pouvant varier selon son état général (un peu comme un cheveu ou un ongle). Les substances hydrosolubles (dont à base d'alcool) et électrolytes, pénétrant principalement par le système pilo-sébacé plus perméable aux grosses molécules alors que les lipides et les produits liposolubles sont absorbées par les cellules épidermiques et au niveau des follicules pilo-sébacées. Le message est donc très simple :

Retenez que : « qu’au-delà de la concentration des actifs, qui est vérifiée légalement pour correspondre aux revendications marketing, c’est la régularité de l’application sur le long terme, la bonne association avec un véhicule (la matière conductrice/transporteur) et une texture facilement assimilée qui déterminera l’efficacité d’un produit cosmétique »  (source)

Un pilote de formule 1 ne serait rien sans un véhicule de course et son copilote ainsi qu'un entraînement régulier !

Les vérités cosmétiques se trouvent dans la Pharmacologie

Afin de comprendre le Rôle d'un Cosmétique et Qu'attendre d'un cosmétique ? il est important de comprendre simultanément ce que dit la Pharmacologie des médicaments appliqués par voie topique :

« Le stratum corneum » qui est une couche de faible épaisseur (10 à 20 microns) mais très importante dans le maintien de l’homéostasie cutanée et dans la régulation des échanges thermiques et hydriques avec l’extérieur :  il est réalisé par la différentiation terminale des kératinocytes de l’épiderme et constitue littéralement un mur peu perméable à la pénétration des substances actives. Il est schématiquement constitué de briques qui sont les protéines issues de la différenciation terminale des kératinocytes comme l’involucrine, la loricrine, la filaggrine. Entre ces briques est disposé un ciment lipidique complexe, les céramides.

En thérapeutique, la pénétration au travers de la peau normale des molécules de poids moléculaire élevé, en règle supérieur à 1000 Daltons, est très difficile en raison de la cohésion du stratum corneum.

Ainsi les actifs cosmétiques dont le poids moléculaire au dessus de 820 daltons (micro / macro molécules) pénètrent l’épiderme normal de façon adéquate en cas d'épiderme lésé mais ont un faible degré de pénétration cutanée en peau saine.

La contribution du métabolisme cutané dans l'absorption d'un médicament est modeste (moins de 5% du médicament absorbé en général) principalement en raison de la saturation rapide des enzymes cutanées qui sont exprimées à un niveau faible par la grande quantité de substance appliquée sur la peau. 

Pour permettre au principe actif d’atteindre sa cible dans des conditions de stabilité, de pénétration optimale, il est nécessaire de l’inclure dans un excipient. Les excipients modernes sont élaborés afin de permettre une bonne stabilité de la substance active (absence de dégradation avec le temps), une pénétration rapide de la substance lors d’applications cutanées. Certains excipients peuvent en eux même avoir des propriétés thérapeutiques cliniquement mesurables. La formulation (excipient + principe actif) doit être adaptée à la maladie à traiter et aux localisations anatomiques.

Il est aussi utile d'apprivoiser l'idée, que l'imperméabilité de la peau n'est pas normale et est qualifiée ainsi :

  • la pathologie cutanée : de nombreuses maladies cutanées comportent des altérations du stratum corneum à l’origine d’une augmentation de la pénétration cutanée des médicaments (dermatite atopique, dermatoses bulleuses, brûlures, maladies génétiques affectant la barrière cutanée comme les ichtyoses ou le syndrome de Netherton).  Concrètement et grossièrement une peau se doit de jouer son rôle de protection et rester imperméable.

C'est ainsi qu'afin de permettre une action optimale 2 exemples frppants connus de tous ;

  1. les corticoïdes anti-inflammatoires : qui ont des effets d’inhibition de la synthèse du collagène et des polysaccharides qui constituent la matrice extracellulaire du derme. Ces derniers effets sont responsables d’une atrophie cutanée (amincissement de la peau) lorsqu’on dépasse plusieurs semaines d’utilisation continue de corticoïdes locaux puissants. Cette atrophie est lentement réversible à l’arrêt du traitement. Concrètement et grossièrement il fragilisent la peau pour mieux pénétrer dans la peau et la cible à soigner.
  2. les rétinoïdes locaux : modificateurs de la différenciation épidermique, qui sont des dérivés semi-synthétiques de la vitamine A, ils se lient à des récepteurs nucléaires spécifiques et modulent l’activité de nombreux gènes. Les rétinoïdes induisent une différenciation précoce des kératinocytes et une desquamation accélérée. Leurs principales indications sont l’acné, une maladie inflammatoire du follicule pilo-sébacé, et la prévention du vieillissement cutané induit par les rayons ultraviolets. Concrètement et grossièrement ils accélèrent le rythme naturel du renouvellement cellulaire de la peau POINT (naturellement et selon l'âge de 21 à 28 jours et 14 jours pour le cuir chevelu) : L'anti-âge à tout âge, contrôle naturel du vieillissement cutanée à votre portée

Nous voilà au point final : 

Les émollients :

Ils ne sont pas à proprement parler des médicaments. Leur but est de favoriser l’hydratation cutanée et d’améliorer les propriétés sensorielles de la peau : souplesse et douceur. 

Ils constituent un complément important du traitement des maladies inflammatoires cutanées (psoriasis, dermatite atopique), de certaines maladies génétiques (ichtyoses) et des problèmes de sécheresse cutanée liés au vieillissement (xérose liée à l’âge). 

Les émollients peuvent augmenter l’hydratation des couches superficielles de l’épiderme par plusieurs mécanismes : 

Principales classes pharmacologiques : 

  • effet occlusif : les huiles minérales, la vaseline, la lanoline et tous les produits très gras vont bloquer les pertes en eau du stratum corneum par l’occlusion qu’ils provoquent. Leur acceptabilité cosmétique peut être variable. 
  • effet humectant : la glycérine, l’urée, les acides alpha hydroxy vont augmenter la teneur en eau du stratum corneum. 
  • effet « émollient » : les acides gras, les céramides sont censés moduler la sécheresse cutanée en apportant au stratum corneum les lipides complexes déficients 

Les émollients permettent de réduire les sensations de grattage (prurit) associées à la sécheresse cutanée ainsi que la fréquence des poussées en cas de dermatite atopique. Ils rendent aussi la préparation plus facile a appliquer.

Voilà, la législation des médicaments et de la cosmétique sont deux choses différentes mais si la médecine dit, que la peau n'est pas faite pour laisser pénétrer des produits du type médicaments c'est qu'elle est encore moins faite pour laisser pénétrer des produits cosmétiques !

Vous remarquerez aussi que la médecine est aussi très claire sur la définition de l'hydratation : "les produits très gras vont bloquer les pertes en eau du stratum corneum par l’occlusion qu’ils provoquent" : 

L'hydratation et nutrition interne véritable arme cosmétique

donc on boit et on bloque l'eau dans la peau et pas à l'envers, on ne fait pas entrer l'eau dans la peau de l'extérieur vers l'intérieur, la peau ne boit pas, c'est vous qui devez boir : 

Comment hydrater la peau, crème hydratante, cosmétiques, vrais ou faux ?!

Enfin les acides gras et céramides sont "censés" moduler la sécheresse cutanée mais censée ne veut pas dire qu'ils le font obligatoirementLiposomes action cosmétique discutable, transporteurs far d'actifs mais...!

Il est ainsi urgent d'adopter une alimentation saine, équilibrée et surtout à moins que l'avis médical s'y oppose, la consommation de graisse comme différentes huiles végétales de qualité non raffinées (AB/BIO/petits producteurs souvent non labellisés) et animales type beurre sont très utiles dans le maintient de vos cellules et de la peau. Tout autant qu'on hydrate de l'intérieur, on nourrit aussi de l'intérieur ! La cosmétique dans l'absolu n'hydrate pas et ne nourrit pas ! la peau ne boit pas et ne mange pas ! la cosmétique entretient, embellit, améliore l'aspect, adoucit, calme, cimente, bloque l'évaporation d'eau... mais ne comptez pas sur la cosmétique pour donner de l'eau ou faire manger votre peau, cheveux, ongles.

Disons que boire et manger nourrit et hydrate avec fait avéré sinon on meurt et ce n'est pas qu'une histoire de "censé". C'est donc une valeur sure à exploiter au maximum dans la variété, équilibre et qualité ! Et si l'idée vous prend de faire des régimes yoyo farfelus sans aide d'un professionnel de la santé dites vous que même les régimes strictes imposent 10  g de beurre et que moins de 2 g de sel (chlorure de sodium) par jour on prend des graves risques pour notre santé... et la liste peut être longue...

Et pour finir :

"certains excipients peuvent en eux même avoir des propriétés thérapeutiques cliniquement mesurables"

(source Pharmacologie des médicaments appliqués par voie topique)

L'absorption des actifs médicale contrôlée et interdite dans la cosmétique :

Vous-vous rappelez, on a vu un peu plus haut : "Ainsi les actifs cosmétiques dont le poids moléculaire au dessus de 820 daltons (voir micro et macro molécules) pénètrent l’épiderme normal de façon adéquate en cas d'épiderme lésé mais ont un faible degré de pénétration cutanée en peau saine."

Cette affirmation correspond assez bien avec ce qu'explique un site renommé COSMETIC OFFICINE s’adressant principalement aux étudiants en pharmacie, aux pharmaciens et à leurs patients. Ce qui suit est un copier/coller, je cite (source PÉNÉTRATION CUTANÉE) :

Les différentes voies de passage transcutané

-> La voie transcellulaire : les molécules diffusent passivement de cellule en cellule. Cette voie est plutôt réservée aux molécules hydrophiles qui vont se fixer sur les sites protéiques présents dans les cornéocytes.

-> La voie intercellulaire : les molécules passent alors dans le ciment interlipidique puis dans le liquide interstitiel des couches vivantes. On retrouvera préférentiellement les substances lipophiles ou amphiphiles. La surface des espaces intercellulaires ne représente que 5% de la superficie de la couche cornée. Ce chemin n’est donc pas le plus emprunté.

-> La voie de passage à travers les annexes : les particules lipophiles peuvent éventuellement pénétrer dans les follicules pileux pour rejoindre le derme réticulaire. Mais, elles peuvent se lier aux composants du sébum. Un réservoir folliculaire de molécules actives peut se créer dans la glande sébacée stoppant leur diffusion. Le passage par les glandes sudoripares eccrines est beaucoup plus rare car le flux sudoral tend en permanence à s’extérioriser. Ces voies  (folliculaire, sébacée et sudoripare) représentent, globalement, 0,1 à 1% de la surface cutanée.

Une fois la couche cornée franchie, les molécules vont diffuser plus ou moins profondément selon les propriétés dont elles jouissent, afin d’agir au plus près de leur cible.

Conclusion :

non seulement il va falloir trouver à ces molécules un moyen de franchir ce mur que forment les cornéocytes, une barrière cutanée, un grand obstacle auquel elles se heurtent mais de plus une fois celle-ci franchie elles peuvent diffuser dans les couches vivantes superficielles de l’épiderme très peu d'actif. De plus même si atteindre les zones plus profondes de la peau et éventuellement être absorbées par les capillaires sanguins pour rejoindre la circulation systémique est possible,  cette absorption est recherchée pour certaines molécules thérapeutiques mais elle ne doit en aucun cas concerner les produits de cosmétologie. (définition d'un cosmétique)

Et en prime l'absorbtion dépend de certains excipients qui peuvent en eux même avoir des propriétés thérapeutiques cliniquement mesurables. La formulation (excipient + principe actif) doit être adaptée à la maladie à traiter et aux localisations anatomiques. Mais là il est encore question de préparations thérapeutiques donc un médicament ! D’une personne à une autre les préparations sont à adapter cas par cas à cause de la variabilité qu’il existe depuis toujours entre chaque individu, en particulier avec l’âge et/ou l’état de la peau car certains états plus ou moins pathologiques vont faciliter l’absorption des produits (inflammations, poussées psoriasiques, lésions de grattage, etc.) par augmentation de la perméabilité cutanée.

Ainsi nous pouvons comprendre par tout ceci que si les produits pharmaceutiques ont tant de mal à franchir la barrière qu'est la peau, que dire des cosmétiques dont ce n'est pas le rôle ! Notre esprit est beaucoup plus perméable aux argumentaires publicitaires trompeurs que la peau aux actifs !!!

Il est triste est urgent de constater, que les fabricants de cosmétiques conventionnels utilisent des ingrédients dans de nombreux cas nocifs, inadaptés à la peau, inutiles, à bas coût de fabrication... dans lesquels sont noyés des actifs pseudo-miraculeux ou raffinées ou naturels mais totalement noyés et/ou dépourvus de leurs principes actifs et propriétés par la chimie de l'excipient ou tonsio-actifs agressifs. Les parfums sou l’appellation parfum ne sont pas non plus naturels et bien souvent contiennent des molécules dont seul le fabricant connaît la provenance, la composition ou la légalité ou inégalité face à la réglementation... A tous ce charme irrésistible s'ajoute le désastre écologique, pourquoi ne pas visionner en temps réel à quelle hauteur l'humain surconsomme et pollue, regardez :

 

Le secret d'une belle peau

Quoi qu'il en soit tout n'est pas perdu, ces actifs ont tout de même leur utilité intéressante en commencant par le maintient de l'hydratation mais aussi l'apaisement de la peau, le maintient de l'élasticité, un teint plus uniforme, une tenue plus tonique... 

Certains actifs ont une action plus profonde et cela doivent être utilisés avec une grande prudence comme le cas des Huiles Essentielles ou ceux à base d'alcool particulièrement exploités dans la cosmétique dite "Artisanale" sans ajout de synthése (Différentes options de la Cosmétique Maison de la synthèse au 100% naturel). Ces actifs sont d'une action et d'efficacité redoutables ce qui sous entend "à utiliser avec grande prudence". Sachez aussi qu'incorporer un actif sur une base d'alcool, n'est pas synonyme d'une agression de la peau comme l'industrie vous le fait croire en apposant fièrement sur les étiquettes : "sans alcool".

Les laboratoires inventent des nouveautés comme des ptits pains et vous fournissent des fiches techniques très précises, que vous pouvez étudier.

La bataille féroce sur le marché fructueux de la beauté éternelle ! 

Dans tout cette déception, on peut tout de même fortement aider notre peau surtout en l'aidant à : se renouveler correctement. Notre corps et esprit se détendent grâce toucher, massage, palpation... puisque notre peau est munie de nombreuses terminaisons nerveuses. C'est aussi un moyen efficace pour raffermir et tonifier la peau ce qui a une grande importance dans le bien-être.

  • Une hyper-hydratation de l’épiderme va accentuer l’espace entre les cornéocytes et donc la diffusion des molécules alors pour un maximum d'effet, préalablement aux soins, optez pour un bain tiède/chaud ou bain de vapeur ainsi qu-un gommage. Pourquoi ne pas profiter des bienfaits du sel marin pour préparer votre peau à recevoir les soins aux actifs adéquates (Le Sel en cosmétique, reconnu et réputé pour ses nombreuses propriétés actives pour la peau et cheveux et pouvoir conservateur)
  • Les gels hydrophiles seuls ont tendance, à ne pas favoriser l'hydratation puisqu'à moins que ce film soit polymère ou occlusif, le gel ne retient pas l'eau la laissant s'évaporer. A l'envers un film occlusif laisserait peu de place à la pénétration des actifs. De plus si le film est occlusif il sera par la même occasion comédogène. Pour exemple dans la cosmétique naturelle ou Home Made :
  1. un gel formulé à base de gel d'aloe-vera, qui a une bonne affinité avec la peau ne sera pas efficace et peut même être nocif pour la peau en cas d'application lorsqu'il fait froid parce-que le gel (l'eau) gèle et devient nuisible pour vos capillaires. De plus il s'évapore rapidement, la peau perd son eau rapidement et les vertus réputés de l'aloe-vera ne vous seront pas de grand secours. En 2nd exemple vous pouvez retenir 
  2. l'huile de coco, filmogène et fortement saturée est présumée comédogène, c'est un corps gras qui doit s'utiliser en complément dans les soins mais pas seul car peut être occlusive. Cet exemple est particulier puisque l'huile de coco n'est pas un gel mais elle a cette particularité de film occlusif.
  • dans l'idéal afin d’espérer un minimum d'action des actifs en espèrant que leur molécules soient des micro molécules ce qui est rarement le cas, il est intéressant d'adopter le principe qu'une molécule hydrophile aura tendance à emprunter la voie trans-cellulaire, alors qu’une molécule lipophile passera plutôt dans les espaces intercellulaires ou les annexes cutanées ainsi pour diffuser dans les couches plus profondes de l'épiderme, la molécule devra présenter un caractère hydrophile. Privilégiez donc des molécules amphiphiles qui possèdent une attirance à la fois pour les lipides et pour l’eau Pour faire plus simple adoptez une double application :
  1. appliquez en 1er un gel hydrophile avec actifs ayant une affinité avec l'eau puis couvrez le gel avec :
  2. une 2 nde couche de corps gras avec des actifs ayant une affinité avec des lipides

Pour cela découvrez le type d'actifs au naturel, qui s'offre à vous ici "Synergies pour un cosmétique complet sur mesure aux actif oubliés ou ignorés"

×