Dossier thématique Huile Vierge et/ou Première Pression à Froid

La qualité des Huiles Végétales remise en question

Coeur obsolète s'est plongé dans l'étude de ce que sont :

  • les huiles vierges
  • les huiles vierges première pression à froid

Pourquoi ?

Simplement parce que, courtoisement dit : "quelque chose ne colle pas dans cette histoire".

 

 

Nous avons tous depuis le début de notre intérêt envers la cosmétique artisanale ou home made, entendu, lu ou appris, que la meilleure huile doit être stipulée « première pression à froid ». Puis biensure chacun a rapidement compris qu'il est question d'huile Vierge « première pression à froid ». Par conséquent il est logique de chercher, dénicher et utiliser nos trésors d'huiles décrites ainsi.

Quelle joie de nous savoir enfin à l’abri d'huiles dégoûtantes raffinées ! Nous avons entre les mains une huile très riche, qui devrait faire des merveilles sur notre peau et santé. Enfin jusqu'à preuve du contraire...

Alors bon timidement, Cœur Obsolète va commencer un raisonnement, qui risque de ne pas plaire à tout le monde.

Évidemment, une longue réflexion avant de vous s'en parler et surtout beaucoup de lecture et re-lecture puis longues analyses de documents disponibles et enfin des mails à des organismes compétents, en attente et espoir d'une réponse concrète (A SUIVRE dans un prochain épisode). En tous cas une chose est certaine à force de lire, on fini par ne plus rien comprendre mais une déduction fini par émerger.

Alors essayons de résumer les faits les plus, comment dire..., enquiquinants, oui c'est ça mais aussi rendant fortement perplexe. Parcontre pour ceux et celles, que ce dossier intéresse, prévoyez un peu de temps, un bon fauteuil et quelques remèdes contre le mal de tête. Vous êtes prêts ? Alors c'est parti :

Les huiles végétales vues par les textes de loi

Ce que dit le MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE

(extraits : Spécification technique n° E4-05 du 31 mars 2005 relative aux huiles végétales alimentaires

 

  1. DEFINITION D'UNE HUILE VEGETALE : Les huiles végétales sont des corps gras fluides à la température de 15°C

  2. Huiles vierges autres que l’huile d’olive : Une huile vierge est une huile obtenue uniquement par des procédés mécaniques, clarifiée seulement par des moyens physiques ou mécaniques, et qui n’a subi aucun traitement chimique, ni aucune opération de raffinage.

    De par leur définition réglementaire, aucun ajout d’additif n’est autorisé dans les huiles vierges

  3. Dénomination de vente :

    • L’huile végétale provenant d’une seule graine ou d’un seul fruit doit être dénommée « Huile de … » (nom de la graine ou du fruit) ;

    • L’huile constituée d’un mélange d’huiles végétales alimentaires doit être dénommée « Huile végétale » ;

    • L’huile constituée d’huile vierge doit être dénommée «Huile vierge de… » (nom d’une graine ou d’un fruit). 

  4. Autres mentions facultatives : «première pression à froid» : uniquement pour les huiles d’olive vierges ou vierges extra obtenues à moins de 27°C, lors d’un premier pressage mécanique de la pâte d’olives, par un système d’extraction de type traditionnel avec presses hydrauliques.

  5. Aujourd'hui, les 2 mentions sont facultatives :

  • « première pression à froid » : uniquement pour les huiles d’olive vierges ou vierges extra obtenues à moins de 27°C, lors d’un premier pressage mécanique de la pâte d’olives, par un système d’extraction de type traditionnel avec presses hydrauliques. 14b)

  • « extrait à froid » : uniquement pour les huiles d’olive vierges ou vierges extra obtenues à moins de 27°C, par procédé de percolation ou par un procédé de centrifugation de la pâte d’olives. 

Étiquetage concernant la présence d’OGM : il y'a obligation d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM), ainsi que des produits obtenus à partir de tels organismes (dérivés d’OGM). Cependant L’absence de mention particulière comme ; "produit à partir de [nom de l'organisme] génétiquement modifié" ou "contient [nom de l'ingrédient] produit à partir de [nom de l'organisme] génétiquement modifié", peut dans certains cas, lorsque le produit contient des dérivés d'OGM les ingrédients ou aliments, considérés individuellement, contienir de façon fortuite moins de 0,9% d'OGM.

Ce que dit le décret Décret n°2008-184 du 26 février 2008 - Article 5 

 

  • La dénomination « Huile vierge de... » est suivie du nom de la graine ou du fruit dont elle est issue. Elle est réservée aux huiles alimentaires composées de l'un des produits ainsi dénommés. Ces huiles sont obtenues par des procédés mécaniques, clarifiées exclusivement par des moyens physiques et ne peuvent avoir subi ni traitement chimique ni aucune opération de raffinage.
  • La dénomination « Huile de... » est suivie du nom de la graine ou du fruit dont elle est issue. Elle est réservée aux huiles alimentaires composées de cette graine ou de ce fruit et qui ont suivi des opérations d'extraction et de raffinage.
  • La dénomination « Huile végétale » est réservée aux huiles obtenues par un mélange d'huiles végétales alimentaires.

Ces dénominations ne peuvent être suivies d'aucune autre mention que celle de « 1re pression à froid » ou faisant référence à la présence d'arômes ou aromates.
La mention « 1re pression à froid » susmentionnée est réservée aux huiles n'ayant pas subi de procédés thermiques. La montée en température ne peut être liée qu'au seul procédé de pression et extrusion mécanique de la graine ou du fruit oléagineux.

L'huile d'Olive le point de départ des malentendus et dérives

« Conformément à la directive 2000/13/CE, les mentions qui figurent sur l’étiquetage ne peuvent pas être de nature à induire l’acheteur en erreur notamment sur les caracté­ristiques de l’huile d’olive en cause ou en conférant à cette huile des propriétés qu’elle ne possède pas, ou encore en suggérant comme particulières des propriétés générales à la plupart des huiles. De plus, certaines mentions facultatives, propres à l’huile d’olive et fréquemment usitées, nécessitent des règles harmonisées permettant de les définir précisément et de contrôler leur véracité. Ainsi les notions de «pression à froid» ou «d’extraction à froid» doivent correspondre à un mode de production traditionnel techniquement défini. »

(source : http://web2.eacce.org.ma/Portals/0/R%C3%A8g%2029-2012-%20abrogeant%20r%C3%A8g%201019-2002.pdf)

Peut-t-on parler de supercherie commerciale autour des huiles végétales ?

Résumons, ce que l'on peut comprendre :

1. les 2 textes s'accordent sur la dénomination commerciale de :

  • Huile vierge de...
  • Huile de...
  • Huile végétale

Parcontre concernant la définition même du procédé de clarification, ça devient déjà un peu plus confus :

  • obtenue uniquement par des procédés mécaniques, clarifiée seulement par des moyens physiques ou mécaniques, et qui n’a subi aucun traitement chimique, ni aucune opération de raffinage.
  • obtenues par des procédés mécaniques, clarifiées exclusivement par des moyens physiques et ne peuvent avoir subi ni traitement chimique ni aucune opération de raffinage.

La question est donc :

clarifiée seulement par des moyens physiques ou mécaniques (papier ou toile de coton)

ou

clarifiées exclusivement par des moyens physiques

 

2. Concernant la mention  « 1re pression à froid » ça devient encore plus confus :

  • 2 écritures différentes : « 1re pression à froid » et/ou « première pression à froid »
  • dans le 1er texte la mention s'applique uniquement à l'huile d'olive tandis que dans le second elle est réservée aux huiles
  • la mention dans les 2 cas semble être totalement facultative
  • concernant l'huile d'olive la température lors de l'extraction ne doit pas dépasser 27° mais aucune maximale n'est indiqué concernant l'ensemble des autres huiles
  • les 2 textes expriment l'extraction par pression, qui est réservée exclusivement au moyen d'extraction à l'ancienne par presse hydraulique (un procédé traditionnel dont seuls quelques moulins ont encore la chance de posséder)
  • certaines mentions facultatives, propres à l’huile d’olive et fréquemment usitées, nécessitent des règles harmonisées permettant de les définir précisément et de contrôler leur véracité. Ainsi les notions de «pression à froid» ou «d’extraction à froid» doivent correspondre à un mode de production traditionnel techniquement défini.

TOUT CELA LAISSE PERPLEXE

Peut-t-on conclure, que l'ensemble des huiles commercialisées sous la mention « première pression à froid » extraites au moyen de trituration par une presse appelée à vis sans fin et non par pression par une presse hydraulique, ne respectent pas les textes de loi ? Par conséquent il semblerai, que le prix de ces huiles (pas seulement d'Olive) ne soit pas justifié et que l'on nous vend une mention n'ayant aucune valeur réelle, pire elle serait utilisée dans le seul but de tromper le consommateur. 

Devrait-t-on se poser la question sur la valeur même de la mention écrite « première pression à froid » alors que le texte de loi l'écrit sous la forme « 1re pression à froid » et précise bien : susmentionnée ?

 

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Pour les Huiles Végétales professionnels et distributeurs argumentent

Vayons maintenant ce que disent certains professionnels :

 

1 « Remarque préliminaire: en magasin, sur la très grande majorité des étiquettes vous trouvez la mention "première pression à froid" pour les huiles dites "vierges". Cette mention sur l'étiquette qui accompagne le produit n'est pas obligatoire.
Cela veut dire que l'huile a été obtenue lors d'un premier passage de la pâte d'olives dans les presses chargées de l'extraction dans les moulins héritiers des traditions du siècle dernier. Dans ces moulins il y avait (ou il y a encore) une deuxième pression  "à chaud" qui permettait de récupérer un second jus. Il pouvait même y avoir d'autres pressions, mais ceci nous écarte du sujet qui nous concerne....
Toujours est-il que cette notion de "première pression" ne signifie plus grand-chose aujourd'hui car la plupart des moulins pratiquent la trituration "en continu": il n'y a qu'une seule trituration (on ne parle même plus de pression). » (source

2 « Vierge : Le qualificatif « vierge » lié à la dénomination de vente d'une huile répond à des critères précis fixés par la réglementation : 
- extraction à froid par des procédés exclusivement mécaniques, sans solvants. 
- clarification par des moyens physiques ou mécaniques (papier ou toile de coton). 
- aucun traitement de raffinage physique ou chimique. 
Ces huiles peuvent sans hésitation être considérées comme de véritables jus de fruits oléagineux.

!!! Première pression : La première pression consiste à écraser et à presser mécaniquement le grain, avec une presse qui agit comme un gros «presse-jus». L'huile peut subir ensuite une dernière étape : la désodorisation.

!!! Première pression à froid : Dans ce cas, la graine est écrasée et pressée mécaniquement à basse température. 
L'huile ne subit ensuite aucune autre étape. » (source)

3. « La formule première pression à froid est une appellation commerciale qui date d'une époque où les moulins, peu puissants, faisaient une deuxième pression additionnée d'eau chaude. Cette appellation ne se justifie plus depuis quelques décennies au vu de l'évolution technologique. Elle est remplacée désormais par la mention extrait à froid. » (source)

Vayons maintenant ce que disent certains distributeurs :

 

1 " Toutes nos huiles vierges de première pression à froid sont obtenues directement de graines ou de fruits oléagineux issus de l'agriculture biologique par des procédés traditionnels d’extraction mécaniques exclusivement (presse à vis sans fin)

Extraction par première pression à froid
Les graines sont ensuite triturées mécaniquement dans une presse à vis sans fin conçue pour tourner très lentement afin d’éviter que les graines ne soient trop chauffées, pour l’extraction de l’huile en première pression.

Soyez vigilant quant aux indications portées sur l’étiquette ! Bannissez par exemple, une « huile de première pression à froid », automatiquement raffinée, à la différence d’une « huile vierge de première pression à froid » qui elle ne l’est pas.

De même, sachez qu’une « huile vierge » a été soumise à une température plus élevée que si elle avait été « vierge par première pression à froid » : sous l’action de la chaleur, elle aura perdu une grande partie de ses vertus… » 

(source)

2 "Huile de tournesol vierge, wintérisée, désodorisée et biologique"

(source)

3 " Procédé d'obtention Première pression à froid Qualité : 100% pure et naturelle, vierge, première pression à froid sans aucun traitement chimique, qualité cosmétique et alimentaire Pays d'origine : Chine

(source)

 

... les exemples pourraient affluer par centaines

ANALYSE DES ARGUMENTS CI-DESSUS

Une conclusion succincte après analyse des dires des professionnels semble s'imposer. Il semble, qu'ils s'accordent sur le même point : la mention «première pression à froid » est bel et bien une FORMULE commerciale, n'ayant plus de réélle valeur puisque l'extraction des huiles même si par un procédé mécanique, n'est pas une pression mais une trituration par des presses à vis sans fin (continue) contrairement aux presses traditionnelles hydrauliques (discontinue).

D'autres termes tels que « extraite à froid » ou « première pression » peuvent facilement introduire en erreur un consommateur non avisé.

Les explications de ces professionnels visent principalement le domaine de l'huile d'Olive, qui bénéficie d'une réglementation plus rigoureuse, que les autres huiles alors nous pouvons rapidement nous imaginer la complexité et l’incertitude planant dans l'industrie des autres huiles.

Une fois de plus il semblerait, que la seule valeur à laquelle un consommateur puisse se fier est la dénomination commerciale « Huile Vierge de... » mais là aussi une problèmatique subsiste puisque l'huile Vierge peut avoir été chauffée à de hautes températures donc avoir perdu certaines de ses propriétés, nous reviendront sur ce point plus tard.

Essayons de décortiquer un peu les argumentaires commerciaux vus plus haut :

1« des procédés traditionnels d’extraction mécaniques exclusivement (presse à vis sans fin) »

Maintenant que nous avons compris, qu'un procédé traditionnel était une pression par presse hydraulique pratiquée encore dans certains moulins veillant à respecter les traditions et le terroir, il devient difficile de considérer une presse à vis sans fin comme un procédé traditionnel.

«afin d’éviter que les graines ne soient trop chauffées, pour l’extraction de l’huile en première pression »

Ici biensure il est question de basse température mais finalement pour une "première pression" ou "première pression à froid", puisque là on ne comprends plus le fouillis du langage.

« Bannissez par exemple, une « huile de première pression à froid », automatiquement raffinée, à la différence d’une « huile vierge de première pression à froid » qui elle ne l’est pas. »

Bon enfin une explication censée mais la problématique reste la même « première pression à froid » ne s'applique pas aux huiles autres que celles obtenues par « pression » donc impossible d'accepter cet argument commercial utile probablement en justification des prix de produits vendus.

« sachez qu’une « huile vierge » a été soumise à une température plus élevée que si elle avait été « vierge par première pression à froid » »

Oui tout à fait vrais, une huile vierge peut avoir été chauffée à haute température mais de l'autre côté l'utilisation de presses à vis sans fin dans ce cas précis à moins qu'une presse hydraulique se cache chez le triturateur, ne peut pas justifier la mentions  "par première pression à froid"!

2  «Huile de tournesol vierge, wintérisée, désodorisée et biologique» 

Mais alors là, c'est le festival du n'importequoi ! Wintérisée et désodorisé donc par raffinage physique ou chimique interdit pour une huile VIERGE ! Honteux

 

3  « Procédé d'obtention : Première pression à froid »

Ah bon ? Nous aurions préféré savoir par quel réél procédé ou grace à quel outil cette pression a eu lieu et surtout dans quel moulin ce travail a été réalisé à l'échelle de distribution internationale. Non mais sans blague !

«Qualité : 100% pure et naturelle, vierge, première pression à froid sans aucun traitement chimique, qualité cosmétique et alimentaire»

  • 100% pure et naturelle : n'a aucune valeur. Pourquoi ? parce que regardez bien celle ci aussi est 100% pure et naturelle pourtant « pression à froid et raffinée » (ha hi hi ha)
  • sans aucun traitement chimiqueBIEN ! Sauf que ;
  • qualité cosmétique : une mention sans définition légale qui malheureusement indique souvent la désodorisation et la décoloration pouvant limiter les actifs et allant aussi à sens inverse d'une huile Vierge.
  • alimentaire : mais depuis quand une boutique cosmétique vente-t-elle les bienfaits alimentaires ? DROLE DE MELI MELO, n'est pas ?

« Pays d'origine : Chine » :

Il nous reste plus qu'à espérer, que la Chine a les même BPF (bonnes pratiques de fabrication), que la France tout en sachant que cette huile a fait des milliers de kilomètres pour venir en France alors qu'on la fabrique dans nos campagnes aussi.

Le plus drôle c'est que : « Pour les autres catégories d’huiles comestibles, il n’existe pas de différences substantielles liées à l’origine et l’indication de l’origine sur les emballages destinés aux consommateurs pourrait leur laisser croire qu’il en existe. » 

(source http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2002:155:0027:0031:FR:PDF)

Enfin rassurons nous cette huile végétale est certifiée Cosmétique BIO Charte COSMEBIO selon le référentiel Ecocert disponible sur http://cosmetiques.ecocert.com Bonne Lecture

 

QUE DIRE DE PLUS ?

A QUOI SE FIER ?

Curieusement cette partie est bien plus longue que celle claire nette et précise de gauche.

Vous étiez prévenus ça donne mal à la tête !

                                                         ↓ clic suivant ˃ pour lire la suite

 


 

Ce qui reste à comprendre :

  1. La différence entre :

  • Les huiles végétales (Les huiles végétales sont des corps gras fluides à la température de 15°C)

  • L’huile constituée d’un mélange d’huiles végétales alimentaires doit être dénommée « Huile végétale

  • huile végétale naturelle

  • une huile végétale provenant d’une production industrielle


 

  1. A quel végétal s'adresse le terme «  première pression à froid » ?

  2. Pourquoi écrit-t-on «  première pression à froid » et non pas « 1re pression à froid » comme l'indique le Décret n°2008-184 du 26 février 2008 - Article 5

  3. La différence entre

  • système d’extraction de type traditionnel avec presses hydrauliques

  • mécanique

  • physique

  1. La différence entre trituration et pression

  2. La différence entre Première pression et Première pression à froid

  3. Pourquoi le

  • Décret n°2008-184 du 26 février 2008 - Article 5, décrit la 1re pression à froid » comme n'ayant pas subi de procédés thermiques. La montée en température ne peut être liée qu'au seul procédé de pression et extrusion mécanique de la graine ou du fruit oléagineux.

  • MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE, décrit la :

    « première pression à froid » : uniquement pour les huiles d’olive vierges ou vierges extra obtenues à moins de 27°C, lors d’un premier pressage mécanique de la pâte d’olives, par un système d’extraction de type traditionnel avec presses hydrauliques.

    « extrait à froid » : uniquement pour les huiles d’olive vierges ou vierges extra obtenues à moins de 27°C, par procédé de percolation ou par un procédé de centrifugation de la pâte d’olives.

  • Les professionnels, décrivent :

  • cette notion de "première pression" ne signifie plus grand-chose aujourd'hui car la plupart des moulins pratiquent la trituration + "première pression à froid" pour les huiles dites "vierges", ce n'est pas obligatoire

    - Première pression : La première pression consiste à écraser et à presser mécaniquement le grain, avec une presse qui agit comme un gros «presse-jus». L'huile peut subir ensuite une dernière étape : la désodorisation.

    Première pression à froid : Dans ce cas, la graine est écrasée et pressée mécaniquement à basse température. 
    L'huile ne subit ensuite aucune autre étape. »

  • La formule première pression à froid est une appellation commerciale + Cette appellation ne se justifie plus depuis quelques décennies au vu de l'évolution technologique.

  1. La définition même de http://fr.wikipedia.org/wiki/Trituration « La pression n'est plus utilisée que dans quelques moulins qui veulent conserver un cachet traditionnel. La mention « pression à froid » est réservée aux huiles issues de ces moulins. On observe souvent des différences de goûts entre les huiles issues de l'un ou de l'autre des systèmes, mais les moulins modernes peuvent produire des huiles qui ont un goût similaire à celles des moulins anciens, selon les réglages et la mise en œuvre, alors que l'inverse n'est pas vrai: à tout point de vue, les moulins modernes sont plus performants que les moulins anciens. Si généralement les moulins modernes font des huiles qui n'ont pas le goût des huiles faites à l'ancienne, ce n'est pas parce qu'il ne le peuvent pas, mais parce que les opérateurs trouvent que les huiles faites à l'ancienne sont de qualité inférieure. Néanmoins, les huiles faites à l'ancienne sont plus douces et de nombreux consommateurs les trouvent à leur goût. »

  1. D'autres questions seraient à poser mais déjà celles-ci présentent bien le flou servi au consommateur.


 

Par conséquent, nous pouvons vite remarquer, que l'ensemble des mentions et informations touchent le domaine alimentaire. Si vous cherchez des informations concernant les huiles pour la cosmétiques vous tomberez sur un os.

Conclusion : meilleur choix une huile devient mais finalement revient à sa place : VIERGE et si vous souhaitez une « première pression à froid », il va falloir chercher un moulin traditionnel travaillant encore avec une presse hydrolique et par pression et pas par trituration donc ne vous faites pas trop d'illusion.

Puisque la mention est facultative et non obligatoire et puisque le décret autorise «  seul procédé de pression et extrusion mécanique de la graine » pendant que le MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE parle de premier pressage mécanique de la pâte d’olives, par un système d’extraction de type traditionnel avec presses hydrauliques, tous deux tout en confondant le terme mécanique et hydrologique et l'un autorisant la mention « « 1re pression à froid » susmentionnée est réservée aux huiles » pendant que l'autre l'applique, enfin « Première pression à froid » uniquement aux huiles d'olive, il est certain, que dans ces condition, LE TERME COMMERCIAL PREND TOUT SON SENS.

De plus pour rester encore plus dans le floue la mention « 1re pression à froid » applicable à toutes les huiles (respectant le procédé de fabrication), bien signalée « susmentionnée » (synonyme ou pas) et la mention « Première pression à froid » applicable aux huiles d'olives, finissent par donner le sentiment d'arnaque basée sur l'écriture même.

Pour faire simple, inutile de payer le prix fort pour une mention n'ayant aucune valeur qualitative. C'est du FLAN. La seule règle sur laquelle tout le monde semble s'accorder est :

  1. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE :

    Une huile vierge est une huile obtenue uniquement par des procédés mécaniques, clarifiée seulement par des moyens physiques ou mécaniques, et qui n’a subi aucun traitement chimique, ni aucune opération de raffinage.

De par leur définition réglementaire, aucun ajout d’additif n’est autorisé dans les huiles vierges

  1. Décret n°2008-184 du 26 février 2008 - Article 5

    La dénomination « Huile vierge de... » est suivie du nom de la graine ou du fruit dont elle est issue. Elle est réservée aux huiles alimentaires composées de l'un des produits ainsi dénommés. Ces huiles sont obtenues par des procédés mécaniques, clarifiées exclusivement par des moyens physiques et ne peuvent avoir subi ni traitement chimique ni aucune opération de raffinage.

    http://biogassendi.perso.sfr.fr/huile2.htm

  2. « Vierge : Le qualificatif « vierge » lié à la dénomination de vente d'une huile répond à des critères précis fixés par la réglementation : 
    extraction à froid par des procédés exclusivement mécaniques, sans solvants. 
    clarification par des moyens physiques ou mécaniques (papier ou toile de coton). 
    aucun traitement de raffinage physique ou chimique. 
    Ces huiles peuvent sans hésitation être considérées comme de véritables jus de fruits oléagineux.

Pour vos cosmétiques maison optez donc pour des huiles alimentaires VIERGES d'agriculture biologique (AB) ou BIO, quand c'est possible car il est évident que toutes les huiles ne sont pas prévues à la consommation alimentaire. Pour les autres bien on restera dans le doute tout en les choisissant VIERGES BIO. Et sachez tout de même que 100% Pure ce n'est pas VIERGE (ah oui encore un truc pour compliquer).

Avec tout ça, hormis le cas exceptionnel des huiles d'olives, ayant une réglementation spécifique, gardez votre argent ou dépensez le mais en connaissance de cause car payer une mention ça ne vaut pas le coup. Enfin rassurez vous, tant que vous n'investissez pas dans des huiles raffinées c'est déjà un un grand pas mais vous pouvez en faire d'autre comme vérifier l'origine de vos huiles (valable pour tout ce que vous consommez dans tous les domaines) et assurez vous qu'ils ne viennent pas de l'autre bout du monde pendant qu'on les fabrique en France avec des végétaux ayant aussi poussés en France. Enfin France ou Europe mais pas de l'autre bout de la planète, nos agriculteurs seront ravis et vous aurez fait un geste écologique. Et oui, c'est bien gentil de penser aux produits naturels mais faut pensez aussi à la nature et inutiles d'émettre des tonnes d'émanations de kérosène le transport pour des produits qu'on peut trouvez à deux pas de chez soi.

Pas trop choqué(e) ?


 

Après cette analyse longue basée sur une très longue lecture et analyse de nombreux documents, Cœur Obsolète a tirée ses conclusions mais ouvre volontiers l'espace aux professionnels, souhaitant exprimer leurs position et apporter une part de vérité. La parole est à vous, si vous désirez nous éclairer. Merci

 

Les Huiles végétales cosmétiques un casse tête

Jusque là l'ensemble du dossier thématique sur la qualité des huiles végétales ainsi que les mentions, présentait un attrait de la réglementation plutôt alimentaire avec quelques exemples cosmétiques mais qu'en est -t-il des huiles en général dans le domaine purement cosmétique ?

Voici ce que nous pouvons trouver à ce sujet mais ne vous attendez pas à une multitude d'informations.

 

  • « De plus, il est important de montrer la différence entre une huile végétale naturelle et une huile végétale provenant d’une production industrielle : le cocktail de principes actifs précieux présent dans les véritables huiles végétales naturelles est composé de vitamines, d’acides gras polyinsaturés et de substances végétales secondaires comme les flavonoïdes et les phytostérols (qui ont une action vitalisante et régénérante). Les huiles de production industrielle (huiles estérifiées) sont d’origine naturelle mais diffèrent fondamentalement des huiles végétales purement naturelles en ce sens qu’elles résultent de la chimie des acides gras : elles sont le produit d’une réaction entre des acides gras (acide stéarique, acide oléique, acide palmitique) et des polyols (glycérol) »
  • « Les huiles végétales constituent l’un des piliers des produits cosmétiques naturels. Elles sont obtenues soit à partir de graines, soit à partir de fruits oléagineux pressés. Il est nécessaire qu’elles soient obtenues par pression mécanique à basse température (ne dépassant pas 35°C) afin de ne pas altérer leur composition. Très riches en acides gras polyinsaturés, elles possèdent des propriétés bénéfiques pour la peau et véhiculent parfaitement les huiles essentielles. Elles constituent la partie huileuse des bases de crèmes et s’utilisent telles quelles en « cure nourrissante ». Il est préférable de les conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur. » (source : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00630667/document)

 

  • Nature et progrès stipule dans leur cahier des charges : « Faute de définition réglementaire, les températures de préchauffage peuvent atteindre 120°C. Seuil fatidique de destruction enzymatique. D’après le Dr Kousmine. » http://www.natureetprogres.org/servicepro/sp89
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